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Procida, secret le mieux gardé de la baie de Naples

Dans la baie de Naples, il n’y pas que Capri. D’aucuns auront découvert l’existence d’Ischia en lisant L’amie prodigieuse, mais par miracle, Procida est passée entre les mailles du filet : elle n’a bénéficié d’aucune sorte de publicité, si ce n’est qu’elle a servi de décor à certaines scènes du film Le Talentueux Mr. Ripley. L’île aux mille couleurs, paisible, reste préservée des hordes de touristes qui envahissent chaque année le golfe napolitain. On m’avait prévenue : même en plein mois d’août, Procida n’est peuplée que de locaux ou de Napolitains qui y possèdent une maison de vacances. En octobre, alors que la chaleur de l’été laisse place à de doux rayons de soleil et que la végétation commence à roussir, c’est un écrin de tranquillité. L’île est accessible depuis Naples, après une courte traversée en bateau. On débarque sur un port aux tons pastels où les terrasses de café vous tendent les bras.

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©MLB

L’île est petite. Elle se visite à pied, et il faut s’y perdre pour découvrir chaque facette de sa beauté. Là, une ruelle où quelques chats font la sieste au soleil, ici un jardin qui offre ses fruits mûrs. À un moment ou à un autre, on découvre, au détour d’un virage, l’autre port. Celui où a envie de poser ses valises pour le restant de ses jours. Entre les filets qui sèchent et les barques colorées, quelques pêcheurs discutent, assis en cercle. Au bout du port, il y a une petite plage de sable noir où il fait bon se baigner.

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Vers 14h, Procida s’anime. Les Napolitains qui possèdent un bateau viennent jeter l’ancre et déjeuner dans un des restaurants du port. Le Gorgonia est réputé pour ses spaghettis aux oursins, mais on peut aussi y déguster du homard à un prix plus que raisonnable.

Au nord de l’île, le chemin qui mène à au Palazzo d’Avalo, forteresse puis prison aujourd’hui à l’abandon, offre une vue à couper le souffle sur le port en contrebas. De vieilles maisons semblent accueillir encore quelques habitants, sans doute plus nombreux en été. Au mois d’octobre, le seul mouvement qui trouble le calme des rues est le passage furtif d’un chat sauvage.

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À l’heure de l’aperitivo, on rejoint le port ou le centre de l’île. Quand le jour baisse, Procida se vide des visiteurs venus y passer la journée. On se joint à eux dans la queue du ferry, direction Naples, avec une seule idée en tête : revenir et dormir ici, pour le seul plaisir de se réveiller sur cette île magique.

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