Questionnaire Eponyma

Eponyma, la cosmétique 3.0

La personnalisation associée à un système industriel de pointe. En combinant ces deux facettes de la cosmétique, Florent Pascal, président de la startup qui a lancé Eponyma en 2018, a imaginé la marque de demain.

Eponyma une touche
© Eponyma

À travers cette innovation, « l’objectif est double, explique Florent Pascal. L’idée est de proposer la personnalisation des cosmétiques et de les fabriquer à l’unité, de manière totalement sécurisée. » Car, d’après lui, les nombreuses marques qui proposent des soins sur-mesure ne le font pas toujours dans les strictes conditions d’hygiène et de sécurité requises pour la fabrication de cosmétiques. 

Florent Pascal Eponyma une touche
Florent Pascal, fondateur d’Eponyma ©MLB

« On a un parfait contrôle de l’environnement de fabrication du produit, des dosages, et une parfaite traçabilité : on sait quand le produit a été fabriqué, par qui, avec quelle matières premières, etc. Un petit échantillon est toujours conservé ; en cas de problème, on peut rapidement déterminer si ça vient du produit ou d’un facteur extérieur. Il faut être capable de remonter toute la filière sans aucun problème : c’est le cœur de notre concept », poursuit l’entrepreneur.

15000 combinaisons possibles

Pour recevoir chez soi son soin personnalisé, la marche à suivre est simple. Sur le site de la marque, un questionnaire en ligne permet de cibler les besoins (peau sèche, signes de l’âge, mode et hygiène de vie, etc.) et les envies (texture, couleur du produit).

Eponyma une touche beauté
Eponyma une touche questionnaire

« Un algorithme a été mis en place pour croiser les réponses du consommateur et adapter la formule et le dosage à ses besoins », explique Florent Pascal. Ainsi, les réponses sont transformées en formules, parmi plus de 15 000 combinaisons possibles. Le ou la client.e choisit ensuite le nom de son produit. « Eponyma n’est pas là pour être affichée en tant que marque, mais pour apporter une expertise au consommateur qui, quelque part, fabrique son produit lui-même. »

L’auto-analyse, système efficace ?

Est-ce que les clients sont véritablement à même d’analyser leur peau ? Peuvent-ils faire la différence entre une peau sensible et une peau réactive ? Ou entre une peau sèche et une peau déshydratée ? Florent Pascal estime avoir contourné ce problème : « Je pense que ça dépend énormément du questionnaire. Un énorme travail a été fait par notre laboratoire pour définir à la fois les facteurs déterminants et les questions (11 questions, ndlr), de façon à ce qu’il ne soit pas trop long et facile d’approche. Par exemple, sur le facteur UV, on demande quel comportement la personne adopte vis-à-vis du soleil, et comment sa peau réagit à l’exposition, ce qui nous permet de doser plus ou moins l’indice de protection solaire que contient chaque soin. C’était important pour nous de l’intégrer, même si c’est un des facteurs les plus délicats à gérer en termes de formulation. »

Chaîne de fabrication

Les produits sont fabriqués en Espagne, au sein d’une entreprise spécialisée depuis plus de 30 ans dans le développement de produits cosmétiques pour les grandes marques. « On a installé notre ligne de production dans une partie de leur usine. L’objectif sera ensuite d’installer une micro-usine en France pour, d’une part, être plus réactif d’un point de vue de la livraison, et d’autre part de limiter l’empreinte polluante ».

Les prochaines étapes ? « À court ou moyen terme, l’idée est de développer le projet à l’échelle européenne, et d’élargir notre offre à d’autres secteurs, pas uniquement le skincare ». 2019 s’annonce comme l’année de tous les défis.

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