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Hot Stuff n°6

Tout était fin prêt pour la rentrée. Si le Lutetia a rouvert ses portes dès début juillet après quatre ans de travaux, Hélène Darroze a attendu le mois de septembre pour dévoiler son nouvel établissement : Jòia, où sont servies des assiettes inspirées de son Sud-Ouest natal et dont tout Paris bruisse déjà. Les gastronomes qui ont déjà testé l’adresse débrieferont ce week-end pendant la masterclass d’un chef à Food Temple, l’événement culinaire de la rentrée. Mais il n’y en a pas que pour les papilles : les nez fins se délecteront des effluves de la nouvelle bougie Calming Park et de la dernière Cologne signée Acqua di Parma.

Jóia par Hélène Darroze

Déjà établie à Paris avec son restaurant gastronomique décoré d’une étoile Michelin rue d’Assas, Hélène Darroze a ouvert sa deuxième adresse début septembre. L’inspiration : une cuisine du Sud-Ouest – sa région natale – aux accents d’ailleurs servie dans un décor de rêve. À la carte, des assiettes aussi visuelles que réconfortantes, comme les pommes de terre croustillantes au romarin et au brebis basque, le poulet jaune des Landes brioché rôti en crapaudine et le très instagrammable mille-crêpes au thé matcha. Surfant sur la tendance de la customisation, la chef propose aussi un guacamole à réaliser soi-même et un yaourt à décorer des multiples garnitures qui l’accompagnent. La cerise sur le gâteau ? Une carte des vins exclusivement féminine, initiative suffisamment rare pour être saluée.

Hélène Darroze Joia hot stuff

 © Nicolas Buisson

Jòia par Hélène Darroze, 39 rue des Jeuneurs Paris 2e.

Food Temple #2

Avec le succès du premier, impossible de ne pas réitérer. Ce week-end, Food Temple, l’événement food de la rentrée, investit le Carreau du Temple. Au menu : de grands banquets orchestrés par des chefs renommés, des ateliers culinaires (y compris pour les enfants), un marché XXL, des stands sucrés et salés où se régaler toute la journée… The place to be pour tous ceux qui ne vivent que pour manger.

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Food Temple #2, du 21 au 23C septembre au Carreau du Temple (Paris 3e).

Calming Park

En 1890, le maire de Taormine offre à son épouse, Lady Florence, femme indépendante et intrépide proche de la reine Victoria, un cadeau digne d’un conte de fées : les montagnes situées derrière la ville ainsi qu’une petite île, Isola Bella. Elle donne son à cette bougie, dont les notes de bergamote et pamplemousse se mêlent à celles des feuilles de thé et du cèdre. Le melon confit et le patchouli complètent cet accord qui ravive dans l’automne les réminiscences de l’été.

Calming Park bougie Hot Stuff

© Calming Park

Bougie Isola Bella, Calming Park, 50€. Disponible à l’Hôtel de Crillon et chez Gang of Earlybirds.

Acqua di Parma

Une nouvelle Eau de Cologne Concentrée vient compléter la très chic Ingredient Collection d’Acqua di Parma. Le flacon sombre abrite des notes fraîches d’agrumes (bergamote, citron, orange et de petit-grain, association signature de Colonia) alliés à celles, riches et onctueuses, du bois de santal indien. L’essence parfumée de ce bois précieux, d’après les sages indiens, possède de nombreuses vertus. Il aiderait à apaiser l’esprit et à faciliter l’accès aux stades les plus profonds de l’être dans les pratiques de méditation…

Acqua di Parma Colonia Hot Stuff

© Acqua di Parma

Eau de Cologne Concentrée Colonia Sandalo, Acqua di Parma, 187€ les 100ml.

Hôtel Lutetia

Ses portes étaient fermées depuis quatre ans. En juillet, rénové de fond en comble, le Lutetia les a ouvertes à nouveau. Seul palace de la Rive Gauche, le luxueux hôtel inauguré en 1910 a été restauré dans les règles de l’art. Son décor historique a été préservé, le mobilier d’origine retravaillé avec des matériaux différents. Le nombre de chambres a été réduit pour réaménager les espaces, ce qui a permis la création d’un jardin intérieur. Viennent s’ajouter à ces nouveaux équipements un sublime spa et une piscine, qui bénéficient tous deux de la lumière naturelle.

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© Lutetia

Hôtel Lutetia, 45 boulevard Raspail Paris 6e.

Elise chalmin interview une touche

Interview : Elise Chalmin pour Made by Sarenza

Illustratrice et étoile montante de la mode parisienne (mais pas que), Elise Chalmin s’est lancée dans la création de vêtements, reconnaissables à leurs imprimés pop et géométriques, en 2015. Autre succès de la créatrice autodidacte : son t-shirt 2 cœurs, vu sur un nombre impressionnant de bustes parisiens au printemps. Cet automne, Élise Chalmin signe de sa patte graphique 4 modèles pour Made by Sarenza. Une collab « pétillante, graphique et féminine », comme elle aime à la décrire. Interview.

À quoi reconnaît-on la chaussure parfaite ?

À la forme. Il faut qu’elle soit suffisamment fine pour passer sous le pantalon sans faire d’amas de tissu, et si elle est  épaisse, il faut la porter avec un pantalon court.

Comment as-tu pensé les imprimés de cette collaboration ?

Ce sont des imprimés géométriques, ce que je dessine le plus souvent. J’ai utilisé des couleurs que je n’utilise pas souvent, comme le vert. D’ailleurs ça m’a donné envie de le refaire parce que je trouve ça très sympa. On voulait que ce soit dans mon ADN. J’aurais pu faire des fleurs parce que j’aime aussi les imprimés fleuris, mais j’avais envie que ce soit à la fois hyper graphique tout en restant chic.

Qu’est-ce qui t’a plu dans la proposition de Sarenza ?

J’adore les chaussures, je n’en ai jamais fait parce que ça représente à mes yeux un travail titanesque et que mon truc, c’est les vêtements. J’aime bien l’idée d’associer deux marques aussi, d’autant plus que l’univers de Sarenza, coloré, fun, se marie bien avec le mien.

Boots ou baskets ?

Cette fois-ci, boots !

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La paire de chaussures dont tu rêvais petite ?

J’aimais trop les talons alors que ce n’est plus le cas aujourd’hui. J’adorais les chaussures Blanche-Neige ou Cendrillon en plastique, à talons, qu’on trouve chez Disney. J’avais l’impression d’être une maman, le rêve !

La collab en trois mots

Pétillante, graphique et féminine.

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Ça te donne envie de développer une collection d’accessoires à ton nom ?

J’aimerais bien faire des sacs, de la déco… Le motif est adaptable à plein de supports, ce qui est chouette. Il y a plein de collaborations que j’aimerais faire, comme des bougies avec Diptyque.

Le conseil que tu donnerais à quelqu’un qui veut monter sa marque ?

Je pense qu’il faut être hyper polyvalent. Personnellement, j’estime ne pas avoir monté une marque mais un projet que j’ai fait pour moi et qui a marché. J’ai tout fait dans le désordre donc je ne suis pas forcément  un bon exemple ; et j’ai tout fait moi-même parce que je n’avais pas de budget. Donc il faut savoir tout faire, et faire les choses dans le bon ordre.

Elise Chalmin x Made by Sarenza, à partir de 99€.

Sophie, la féminité « avec un peu de masculinité »

Sophie avait imaginé des ébauches de réponses à ce questionnaire, et même pris des notes, pour avoir un discours carré le jour où l’on s’est vues. Finalement, la spontanéité vaut mille préparations : j’ai adoré l’écouter dérouler ses pensées, se laisser emporter par leur flot, et même parfois se perdre… Pour toujours revenir à une phrase percutante. Sa vision de la beauté, Sophie l’attribue à sa mère et ses deux grands-mères. De leur rituels, elle ne garde que l’admiration éprouvée enfant, pas la régularité : « Petit à petit, j’apprends à me décomplexer. Il y a des moments où je ne mets plus du tout de maquillage pour sortir et je me sens bien aussi », m’a-t-elle dit. À une époque où l’injonction à la perfection se glisse dans tous les recoins du quotidien, ça demande du courage. La beauté, pour Sophie, s’apparente aussi aux traces de vécu que conserve le corps. Ainsi, les personnes « portent leur âme sur elle ». Je vous laisse découvrir les réponses au questionnaire d’une « femme qui se sent bien dans la peau d’une femme, mais d’une femme avec un peu de masculinité ».

Beauté : qu’est-ce que ça veut dire pour toi ?

C’est super vaste… C’est en rapport avec le respect de soi et la confiance en soi. C’est plus en terme de comportement que de façade. C’est prendre soin de soi aussi. Je me dis que la beauté s’apparente à l’imperfection : des dents pas alignées, trop écartées, des cicatrices… Les premières rides, ce qui traduit ton expérience. J’aime bien l’idée que le corps garde une trace du vécu. Les personnes âgées, je les trouve très belles. Elles portent leur âme sur elles.

On t’a transmis une vision de la beauté ?

La première personne à me l’avoir transmise, c’est ma mère, que j’observais se maquiller dans le miroir. J’ai un souvenir très fort de quand elle se mettait du mascara parce qu’elle n’ouvrait pas la bouche ; je trouvais ça super chelou qu’elle réussisse à la garder fermée alors que quand je l’imitais, j’en étais incapable.

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Elle est assez coquette, même si elle ne sait pas trop utiliser les couleurs (rires). Il y a eu mes grands-mères aussi, très différentes. L’une passait des heures à se mettre des rouleaux dans les cheveux et s’est fait ses colorations elle-même, jusque tard. L’autre avait une multitude de paires de chaussures. Elle adorait les chaussures à talons. Elle se faisait un contour des lèvres plus foncé, comme ça se faisait à l’époque, et travaillait beaucoup les sourcils et le mascara. Je reste marquée par les odeurs de maquillage, celle du rouge à lèvres notamment. Je me souviens aussi du regard de mon père sur ma mère quand elle se faisait belle pour sortir, c’était un moment joyeux.

Petit à petit, j’apprends à me décomplexer. Il y a des moments où je ne mets plus du tout de maquillage pour sortir et je me sens bien aussi.

À quel âge les produits de beauté sont entrés dans ta vie ?

Assez tôt parce que je faisais des spectacles de danse. On nous mettait du fard à joues, et beaucoup pour que ça se voie de loin (rires). J’ai le souvenir d’un spectacle où la prof avait vraiment insisté sur l’importance du fond de teint. Ma mère nous avait maquillées avec trois copines avant le spectacle, on avait le visage orange-marron. Mais je me souviens que j’y prenais vachement plaisir, parce que ça faisait partie du show. J’ai commencé à me maquiller assez tôt, au collège, avec du mascara et du crayon. Petit à petit, j’apprends à me décomplexer. Il y a des moments où je ne mets plus du tout de maquillage pour sortir et je me sens bien aussi, je ne me sens pas moche. Le naturel a son charme aussi.

Ton premier achat beauté ?

Ça devait être un gloss Monoprix, en 5e. Je le portais beaucoup en grandes vacances (rires).

Ta routine soin ?

Ça dépend beaucoup de mon humeur.  Je réveille mon visage à l’eau fraîche, puis je mets de la crème autour des yeux (la Sisleÿa), et le Baume-en-Eau à la Rose Noire. Les matins où je me lave les cheveux, je mets un peu d’Huile Prodigieuse sur les longueurs. Il y a eu une période où je me démaquillais à l’huile d’olive, en ce moment j’utilise l’Eau Efficace.

Ta routine maquillage ?

J’applique mon anti-cernes Sisley et je le fonds avec un blender en mousse. Ensuite je tapote l’enlumineur Wonderful Cushion de Sephora sur mon visage et j’ajoute un peu de blush crème effet bonne mine. Sur les yeux je mets le mascara Great Open Eyes et un crayon noir Bourjois. J’ai récupéré une habitude un peu dégueu de ma mère qui, pour bien mettre en valeur son mascara, lèche ses doigts et les applique sur ses cils en les recourbant. Ça permet de bien les figer. Et parfois je mets du rouge à lèvres, quand je suis très bonne humeur !

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Une mise en beauté qui te donne confiance en toi ?

Quand je mets du rouge à lèvres, j’ai l’impression d’être plus lumineuse. Quand je mets du fard à paupières aussi, parce que mon regard est plus souligné.

Cosmétiques : prison ou pouvoir ?

Ça c’est chaud… C’est un peu les deux. Il ne faut pas s’enfermer dans un diktat du maquillage quotidien, qui fait que tu ne peux plus sortir sans. Mais pouvoir, parce que ça peut te donner confiance en toi et parce que ça reflète ton humeur, donc ça peut déterminer la journée que tu vas passer.

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Tu te sens femme ?

Ça dépend des moments. Oui, il y a des moments où je me sens très femme : quand je me maquille, quand je m’habille pour sortir, quand je me coiffe… Mais je peux me sentir aussi très femme quand je ne suis pas maquillée, que j’ai les cheveux en pétard ou pas envie de mettre de soutif. Et il y a des moments où je me sens plus masculine que féminine.

Virilité et féminité : qu’est-ce que ça t’évoque ?

Pour moi ce n’est pas lié au sexe. Tu peux apprendre la féminité en tant qu’homme, tu peux avoir des côtés masculins en tant que femme.

Tu aurais eu le même parcours si tu avais été un homme ?

Non. Malheureusement, on est toujours dans une société où les codes de genre sont très présents. Ça commence à bouger, mais pour notre génération… On a grandi dans un monde d’hommes fait pour les hommes. Je n’aurais pas eu les mêmes jouets, j’aurais sans doute été inscrite à un club de foot plutôt qu’à la danse. On donne plus la notion d’affirmation aux petits garçons qu’aux petites filles. J’aurais peut-être eu plus de confiance en moi et plus pu m’affirmer.

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On naît femme ou on le devient ?

On le devient. On récupère des codes qui nous plaisent et on se les approprie.

Je me sens bien dans la peau d’une femme, mais dans la peau d’une femme avec un peu de masculinité.

Si tu avais pu choisir ton sexe, tu serais homme ou femme ?

Je me sens bien dans la peau d’une femme, mais dans la peau d’une femme avec un peu de masculinité.

Qu’est-ce qui te manque aujourd’hui en tant que femme ?

J’ai envie de dire un enfant, même si je sais que ce n’est pas pour tout de suite. Je pense que si je n’en avais pas dans ma vie de femme, ce serait un problème. J’ai envie de transmettre quelque chose. Et puis un enfant n’est pas là que pour ton plaisir égoïste, il est là pour te faire grandir aussi.  Les parents sont là pour t’éduquer, mais toi tu es aussi là pour leur apprendre des choses. Ça va dans les deux sens.

Qu’est-ce que tu aimerais voir changer en faveur des femmes ?

L’égalité des salaires, bien sûr, plus de respect – je pense au harcèlement. En ce moment je vois pas mal de choses passer sur le manterrupting (le fait qu’un homme coupe de manière répétée et injustifiée la parole à une femme, ndlr) on a encore du boulot à faire là-dessus.